longyearbyen-camera longyearbyen-city longyearbyen-city-night longyearbyen-mine longyearbyen-ship longyearbyen-street longyearbyen-wild

Le Svalbard est un lieu hors du temps, un peu en dehors du monde. Dès que l’on quitte les zones habitées: on est seul, vraiment seul, face à une nature aussi grande et terrifiante que belle et fascinante. Sur ces terres, l’ours polaire est plus à sa place que l’homme, il est d’ailleurs en supériorité numérique. La menace est d’autant plus sérieuse que l’archipel est plongé dans la nuit totale durant près de trois mois en hiver. A l’inverse, on vit avec le soleil permanent durant les 3 mois d’été.

Le Svalbard

Carte du Svalbard et position de la ville de Longyerbyen
Carte du Svalbard et position de la ville de Longyerbyen

Le Svalbard est un archipel situé dans l’océan Arctique, il s’étend entre 10° et 34° de longitude est, et 74° à 81° de latitude nord. La superficie totale de l’archipel est de 62’050 Km2, soixante pour-cent de cette surface est couverte par des glaciers. La plus grande des îles, Spitzbergen, est la seule à être habitée. Un peu plus de 2600 personnes sont réparties dans deux stations de recherche, deux cités minières et une ville: Longyearbyen.

La Ville de Longyearbyen

Photo de Longyearbyen plongé dans la pénombre
Photo de Longyearbyen plongé dans la pénombre

La ville de Longyearbyen est particulière à bien des égards. Elle est habitée par 2000 personnes en permanence, en faisant la communauté la plus septentrionale du globe. Toutefois, la durée moyenne d’un séjour n’y est que de 6 ans. En vertu du traité de Paris, signé en 1920 par 14 nations puis ratifié par une quarantaine d’autres, les ressortissants des nations signataires peuvent s’établir et travailler au Svalbard sans permis ni visa d’aucune sorte.

Actuellement, 44 nationalités sont ainsi représentées sur l’île. La seule condition pour pouvoir rester est d’être autonome et d’être capable de subvenir à ses propres besoins. Il n’existe au Svalbard ni chômage, ni services sociaux, ni même de foyer pour les personnes âgées. A Longyearbyen, on pas autorisé à naître, on ne devrait pas mourir non plus. Chaque personne qui vit là le fait parce qu’elle l’a choisi et c’est souvent au gré d’un parcours de vie atypique qu’on atterrit dans ce «bout du monde».